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Pendant la guerre, pour photographier ou filmer le front, il est nécessaire d’être autorisé à circuler dans la zone des armées. Cette « zone des armées » désigne alors le front et ses alentours. Ce périmètre est placé sous l’autorité directe du pouvoir militaire, qui y régit notamment les règles de circulation.

Les civils doivent ainsi formuler une demande motivée auprès du grand quartier général (structure de commandement de l’ensemble du corps de bataille français entre 1914 et 1919). Qu’on soit civil ou militaire, il faut ensuite obtenir l’autorisation de filmer et de photographier. Dans la zone des armées il faut encore solliciter les officiers responsables de secteur pour s’approcher du champ de bataille.
Enfin, une fois les premières lignes atteintes, filmer ou photographier les combats n’est pas pour autant chose aisée : c’est pour le soldat combattant inenvisageable, et pour le témoin exceptionnellement autorisé extrêmement dangereux.

Ainsi les images d’époque représentent-elles le plus souvent la vie quotidienne des soldats dans les cantonnements et à l’arrière-front, ou bien les moments qui précèdent ou suivent les combats.

albert kahn expo guerre 1 A004995

« Tranchées allemandes de la bataille du 6 septembre 1914 », Marne, 26 février 1915.
Autochrome d’Auguste Léon, inv. A 4995.

albert kahn expo guerre 2 A005438

« Un trou d’obus », Léomont, Meurthe-et-Moselle, 30 avril 1915.
Autochrome d’Auguste Léon, inv. A 5438.

« La bataille de Champagne », sans date (1918 ?).
Film positif, réf. AI 83 923.